J166 01/11/2017 Histoire de pomme, ou comment perdre son temps bêtement

On parle souvent de la loi de Murphy, l’empilage des emm…dements. Mais on oublie souvent de dire qu’il y a peu de hasard là. Le nez dans le guidon, nous ne voyons pas venir l’obstacle et buttons dedans tête baissée.

Expérience malheureusement intéressante que cet échange avec le service Apple Care au téléphone en Inde. On obtient immédiatement un conseiller qui est disponible longtemps et qui connait bien les produits. Comme l’iPad est bloqué, il nous faut le connecter à un PC qui fait tourner iTunes et qui va faire le boulot pour lui. La jeune femme (dans notre cas) ne peut pas voir l’iPad et nous demande donc l’autorisation de voir notre écran d’ordinateur. Nous installons un petit logiciel de communication et là, cela commence à se gâter. Elle découvre que notre machine est en français et elle ne peut pas comprendre ce qui se passe à l’écran. De plus, elle a un accent indien épouvantable et JL ne comprend pas la moitié de ce qu’elle dit, d’autant qu’il utilise la ligne du lobby de l’hôtel, les chambres n’ayant pas accès à l’extérieur. Elle exige un PC indien. Le patron de l’hôtel prête son appareil. Pendant plus de 2h, JL monopolise la seule ligne externe de l’hôtel (combien ont-ils perdu de réservations pendant ce temps ?) et le PC du patron. Jusqu’au moment  où il faut redémarrer l’iPad, la conseillère découvre que la carte SIM est verrouillée, il faut la déverrouiller, JL fait stupidement 3 fois un code erroné, la carte est bloquée, nous n’avons pas le code PUK, game over. Personne ne s’énerve, le patron de l’hôtel recommande l’achat d’une autre carte SIM locale. Rapidement fait, mais l’activation de la carte SIM va prendre toute l’après-midi. Fin de l’histoire pour aujourd’hui (on ne parle pas de la désolidarisation de la carte dans son logement qui a imposé un peu de force pour être extraite). Pendant ce temps, Mohammed et son cousin courent après des spécialistes de la reprogrammation moteur, l’expert retenu ayant soudainement disparu. En fin de journée, 2 contacts annoncés, et un trouvé par nous sur internet. Il faut patienter…

Nous sommes pas mal patraques, nous prenons tous nos repas dans des restaurants où l’on peut trouver des plats occidentaux sans épices. Coucher tôt. Pas de photo aujourd’hui, cela reflète peut-être notre état d’esprit, face à ces tracas introduits par les systèmes électroniques censés nous aider dans nos projets et qui deviennent parfois de vrais boulets à traîner. Les ingénieurs nous prennent vraiment pour des handicapés du cerveau. Ou peut-être, au contraire, ont-ils peur d’avoir fait des erreurs qui peuvent leur être reprochées, et verrouillent-ils toutes les possibilités de réglage.

J165 31/10/2017 Retour à Delhi

Le passage par Delhi n’était pas dans l’itinéraire retour. Il est rendu nécessaire par le problème de puissance du K6 que nous voulons résoudre avant d’aborder le Balouchistan, et la réactivation de l’iPad, bien qu’il semble finalement que l’on puisse travailler ce sujet au téléphone. De bon matin donc, nous voilà de nouveau sur la route avec F au volant, JL roupille plus ou moins sur le siège du passager. Le trajet prend 3h, mais  l’entrée dans Delhi prend une bonne heure de plus. Nous choisissons un hôtel proche de Paharganj mais pas le Jyoti Mahal, sans savoir si la rue a été refaite. En fait, nous saurons plus tard que notre choix est très bruyant et que la rue du Jyoti Mahal a été refaite.

 

A peine installés, nous partons en métro pour un centre de réparation Apple où de nouveau nous passons 2h à essayer de débloquer la machin, à côté d’un empilement de gamelles simulant un champignon nucléaire impressionnant.

Sans résultat, le technicien nous donne un n° de téléphone du service client Apple qui devrait pouvoir nous dépanner. Au passage, nous visitons un hall d’exposition Royal Enfield, leur présentation s’est beaucoup améliorée, et les motos ont une allure folle. Les prix en Inde sont en dessous de 2,08 lacks, c’est à dire 2 08 000 roupies. Cela fait moins de 2800€. Les machines sont Euro4. Epuisés, nous allons manger rapidement et retournons à l’hôtel.

Dans la soirée, un défilé très bruyant entraîne un jeune garçon sur un cheval devant l’hôtel. Une des très nombreuses célébrations quotidiennes en Inde.

J164 30/10/2017 Jaïpur

JL est HS. F va visiter le palais du maharajah toute seule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus, il y a des problèmes de logistique informatique : Les 2 téléphones et la tablette ont décidé de faire des mises à jour lourdes, ce qui prend un temps fou et peut ne pas fonctionner. L’iPad  se bloque et c’est notre meilleur outil de navigation. L’après-midi se passe à l’hôtel tranquille, puis dans un tuktuk pour aller dans un magasin Apple. Là, nous passons 2h à télécharger, puis essayer de mettre en route un nouveau système dans l’iPad sans succès. Retour à l’hôtel et nuit tranquille.

J163 29/10/2017 En route pour Jaïpur

Nous quittons Pushkar le ventre vide, notre hôte ne fournit pas le petit déjeuner…Dans la descente sur Ajmer, une plateforme a été aménagée pour recevoir la statue de Tartampion sur son cheval. Parking à peu près horizontal, parfait pour un arrêt repas. Il n’y a personne, mais rapidement le K6 attire les curieux. 3 heures d' »autoroute » et un coup de frein en catastrophe pour éviter un camion changeant de file brutalement et sans prévenir plus loin, nous arrivons à Jaïpur, la capitale du Rajastan. Discussion pour savoir si nous y passons un ou deux jours, JL étant tenté par un parcours dans le Shekhawati avant de rejoindre Dehli. Le problème vient du fait que nous ne sommes pas libres : Mohammed a dû nous arranger un RV le 01/11 dans un garage pour régler notre problème de puissance. Finalement, cela se règle tout seul : JL est atteint des mêmes symptomes que F 2 jours plus tôt : grosse fatigue, nausées…

Après un déjeuner rapide dans un restaurant grand style, nous allons quand même visiter le palais des vents

 

(un peu décevant : c’est vide de tout aménagement et plein de touristes, surtout des groupes de jeunes)

 

 

 

et l’observatoire du maharajah (impressionnant de voir tout ce qu’il a pu faire faire, mais un peu perplexe devant le résultat : les outils de mesure utilisant le soleil ont une épaisseur de trait rendant la mesure très imprécise -la pollution probablement-, et les autres outils sont partiellement démontés) et rentrons tôt à l’hôtel.

 

Dîner léger et rapide dans l’hôtel et nuit de repos.

J162 28/10/2017 La foire aux dromadaires de Pushkar

Départ de Jodhpur vers 09:30 en direction de Ajmer. La route est assez bonne, le trafic pas trop encombré, nous alignons les km. Mais il y a environ 200km à parcourir, cela nous prend quand même plus de 3h. A Ajmer, arrêt déjeuner, puis au moment où nous repartons, un embouteillage se forme juste devant nous car un arbre vient de tomber sur la route. Il y a un tuktuk dessous, bien écrasé…A quelques secondes près, l’arbre nous tombait dessus. Ce n’est pas notre jour, nous passons notre chemin en pensant aux passagers du tuktuk. Arrivée à Pushkar, on nous demande de payer une « taxe gouvernementale » de 50 roupies à l’entrée du village. JL objecte, les « collecteurs » font marche arrière et nous souhaitent un bon séjour. En fait, sans le savoir, nous venons d’entrer au cœur de la fête annuelle de Pushkar : la foire aux chameaux. Entrer dans le village pose des problèmes, soit il s’agit de rues piétonnes, soit elles sont barrées par la police qui ne veut rien savoir. Nous allons à pied trouver une chambre que l’on nous vend presque 2 fois le prix sur internet,et nous entrons la voiture par une rue piétonne. La foire dure une semaine, et aujourd’hui, c’est le premier jour. Il y a donc moins de touristes qu’il n’y en aura, mais il y en a quand même beaucoup. Nous allons voir la foire aux bestiaux et constatons qu’il y a plus de chevaux que de dromadaires.

Mais la partie réservée aux dromadaires est intéressante, il en vient de tout le Rajastan.

 

 

 

Il y aura un concours de décoration des bêtes, et on peut voir les chameliers déjà à l’oeuvre pour améliorer l’aspect de leur monture.

 

 

 

Nous avons assisté à des démonstrations de dressage de cheval et de dromadaire, et cela a l’air de demander du doigté.

 

 

La journée se termine par une visite au temple Brahma et au bazar adjacent, puis un dîner dans un restaurant « italien » pour ménager les tripes de F.

J161 27/10/2017 Palais du maharajah de Jodhpur

Encore une nuit près d’une gare, avec les trains meuglant leurs mouvements. Nous repartons après le petit déjeuner, direction le palais du maharajah de Jodhpur.

Ce palais est très impressionnant vu de la ville qu’il domine. Tout le sommet de la colline est occupé par le grand bâtiment qui s’appuie sur la roche tout en bas. Nous décidons de nous y rendre à pied. Et ça monte.

 

 

Mais à pied, on peut faire de sympathiques rencontres, comme ces jeunes qui habitent toujours dans le palais où vivaient leurs parents, maintenant quasiment en ruines,

 

 

ou cette femme qui aide sa sœur à tenir une guesthouse dans la montée. Le palais est un des chefs-d’œuvre de l’architecture indienne de l’époque, et il comporte de nombreux aspects inédits ailleurs. Les touristes y sont donc nombreux, et il faut parfois jouer des coudes pour arriver à voir ce qui est intéressant. C’est une succession de salles et de cours, toutes plus belles les unes que les autres. Les décors sont en relativement bon état, comparé à ce que nous avons vu jusqu’ici. Ce palais a une atmosphère de vie, il ne donne pas l’impression d’avoir été abandonné de puis longtemps. Le fait peut-être que nous sachions que le dernier maharajah de Jodhpur est toujours vivant, qu’il vit toujours à Jodhpur, aide à imaginer la vie dans le fort.

 

Nous allons ensuite voir le mausolée de Jaswant Singh II, bâtiment inspiré du Taj Mahal, totalement en marbre blanc, duquel on peut admirer le fort Mehrangarh (sauf que quand on y va le soir, le fort est à contrejour). Nous redescendons par les escaliers et les ruelles pour rejoindre la tour de l’horloge et le bazar Sardar, où l’on peut acheter des produits typiques du Rajastan aux prix pour les Indiens. Et, toujours à pied, nous rejoignons notre hôtel non sans nous arrêter pour boire un sweet lemon soda, un vrai régal. Dîner dans un restaurant indien moderne.

Les photos plein écran !

Corrigé un bug dans le mode opératoire qui figeait les photos. Elles sont maintenant et rétroactivement ouvrables en cliquant sur la photo. Elles apparaissent alors dans un nouvel onglet en plein écran.

J160 26/10/2017 2 temples si différents

 

En route vers Jodhpur, nous nous arrêtons au temple Jaïn de Ranakpur, un haut-lieu de la religion Jaïn. Jaïn, c’est la non violence, le respect du règne animal. Il y a 1000 ans, un homme a décidé de construire un grand temple dédié à cette religion, et il l’a financé seul. Le plan est immense, mais l’ensemble a une grande cohérence.

 

C’est aussi très aéré, le cœur du temple devant pouvoir être vu de partout dans l’enceinte.Tout est en marbre blanc, donnant au lieu une grande élégance. Ici encore, grosse affluence des touristes indiens, mais aussi énormément d’étrangers, alors que le site est assez éloigné des grands centres. Pour nous, comme d’autres, il est à mi-chemin entre Udaïpur et Jodhpur. 

 

Un audioguide obligatoire nous permet de voir et comprendre les messages inscrits dans l’architecture, les sculptures et le plan du temple.

Un peu plus loin sur la route, nous nous arrêtons pour la visite (?) d’un temple d’un autre genre. La divinité est une moto.

 

Elle n’est pas jeune, et plus très vaillante non plus, la rouille ayant pris possession des parties métalliques, et les pneus complètement à plat. Le K6 sur le parking fait sensation, nous repartons avant que la foule ne le déifie et que nous n’ayons plus qu’à rentrer à pied. Nous arrivons à Jodhpur à la nuit tombante et peinons à trouver un hôtel intéressant. Nous optons pour le grand hôtel près de la gare, et regrettons ce choix quand nous allons dîner dans un hôtel historique à 100m de là.

J159 25/10/2017 Udaipur, les maharajahs de Mewar

La nuit a été très calme, permettant à F de récupérer un peu de forme. Nous partons pour la visite du palais.

Mais avant, il faut dire que Udaipur est dotée d’un lac, ce qui lui donne un charme particulier. Le palais du maharajah, comme d’autres, se trouve au bord du lac, on pourrait dire même, domine le lac.

 

 

Il y a d’autres monuments, y compris dans le lac, mais nous n’irons pas les voir par manque de temps. Le palais est bien conservé, il reste même des mosaïques de l’origine. Ce château est très visité, et la visite est très organisée, cela ressemble au parcours effectué dans un certain magasin de meubles scandinave…On se faufile dans les couloirs et les escaliers cachés dans les murs, ce serait drôle s’il ne fallait pas tant piétiner. Mais le décor rattrape ces inconvénients, il reste suffisamment d’éléments pour pouvoir imaginer quelle était la beauté et le faste de la décoration initiale.  Des peintures partout avec des miniatures, des carreaux, des miroirs…

JL profite d’une sieste de F pour aller visiter le musée des voitures des maharajahs. IL n’y a que 22 véhicules, mais certains sont intéressants, comme une Rolls Royce décapotable des années 20 magnifique et dans un autre registre, une autre Rolls Royce…pick up des années 30. Probablement unique au monde.

En fin d’après-midi, nous allons voir le Tak-e Haveli, un hôtel particulier bien moins majestueux que le palais, mais très calme et sympathique. 138 pièces quand même…

J158 24/10/2017 De Chittorgarh à Udaipur

Il semble que nous passons par des alternances de bons (cachet, propreté, prix abordable) et de mauvais (sans charme, crasseux, bruyant) hôtels. Celui de Chittorgarh fait partie de la 2e catégorie. La gare est toute proche, et les trains signalent leurs passages à grand coups de trompes de brume. Nous repartons rapidement et allons prendre le petit déjeuner au pied du château. Il faut compléter le menu par des extras tirés du K6.

 

Le château de Chittorgarh est en fait une citadelle qui couronne une colline. A l’intérieur de l’enceinte se trouvent plusieurs monuments intéressants. Des temples à Vishnou et Kali, une tour de 9 étages dont on aurait bien aimé pouvoir visiter l’intérieur, une source avec son lac artificiel et d’autres que nous n’avons pas vus parce qu’il y avait définitivement trop de monde, de poussière et de bruit.

La surface est immense et les Indiens s’y déplacent en tuktuk car les voitures particulières sont interdites ; nous étions les seuls à pied. Les monuments sont beaux, bien entretenus, mais la qualité des sculptures n’égale pas ce que nous avons vu à Kajuraho. La vue magnifique depuis la citadelle couvre tout l’horizon.

 

 

Ce site attire les touristes indiens, nous n’avons vu qu’un seul couple d’étrangers. Après un déjeuner rapide dans un « restaurant familial », nous reprenons la route pour rejoindre Udaipur à plus de 100km de là.

 

 

 

Arrivée en ville à 16h, accrochage avec un Indien conduisant n’importe comment et niant toute responsabilité dans l’incident alors qu’il endommage le K6 arrêté, police paresseuse et allant au plus simple. Bilan, les dégâts sont pour nous alors qu’on y est pour rien. Un peu de mauvaise humeur quand même, nous nous mettons en quête d’un hôtel et l’alternance nous offre un ancien palace avec piscine dans une chambre simple mais propre. Un bain dans la piscine, JL en rêvait depuis Douchambé. Dîner sur place et au lit, F récupère.