20260523 Glendalough Maynooth

Réveil tôt, nous sommes prêts à affronter les foules. Arrivée à Glendalough, parking obligatoire (plus cher pour les « camper vans »). C’est un lieu de détente du week-end pour les Dublinois, familles et grands groupes, auxquels s’ajoutent des cars entiers de touristes plus ou moins en forme, allemands, français, russes…

Il y a un grand lac et un plus petit, les marcheurs semblent se concentrer sur ces lacs, parcours à pied à niveau. Les plus courageux montent sur des routes engravillonnées, et nous demandent où est le sommet. Nous partons vers le haut, et arrivons à un sommet avec vue à 360°. O nous dira ce soir que le truc à faire, c’est le tour par les crêtes, mais cela nous a semblé hors de nos possibilités. En tous cas, la vue est superbe, il y a un peu de soleil et en se couchant au bon endroit, on est même à l’abri du vent. Altitude 480m ! Pas de déjeuner, nous devons retourner à Maynooth chercher O qui a dû passer aujourd’hui son dernier examen. Nous arrivons juste à l’heure et la ramenons avec une copine maltaise qui habite à côté.

Dîner d’anniversaire pour O dans un restaurant indien à Celbridge. Et nous allons finalement dormir dans le camping (Camac Valley) repéré depuis le début et soigneusement évité pour cause de proximité avec l’autoroute N7 et un terrain d’aviation contigu. Effectivement, fort bruit provenant de l’autoroute, mais les avions ne nous réveilleront qu’à partir de 6h, et ce seront ceux de l’aéroport international en phase de montée face au Sud.

20260522 Cashel Rock, Kilkeny

Départ tôt du camping, nous avons un programme chargé; Premier arrêt à Cashel Rock où nous arrivons finalement assez tard, il y a beaucoup de monde. Un bon point : pour inciter les séniors à sortir de chez eux, la visite des bâtiments d’état est gratuite pour aujourd’hui. Seule O paie donc, tarif étudiant. Nous visitons donc tous les 3 pour 4€. Le site est une citadelle dont la plus vieille tour date du 12e siècle. Il y a un reste de nef de cathédrale (à l’époque, il y en avait 4 en Irlande), des tours, une église et un cimetière. Et trop de monde.

Nous allons déjeuner au bout d’un chemin près d’un ruisseau, mais un chantier de mouvements de cailloux occupe le terrain. Nous arrivons quand même à cohabiter.

Arrêt à Kilkeny qu’il faut voir sur la route de Clane. Il y a là un château dont l’extérieur n’est pas très intéressant, mais l’intérieur a été réaménagé et meublé. Ici et là sont accrochées des photos du bâtiment lors de sa reprise par l’état. Il ne restait pratiquement que les murs, et les travaux de réhabilitation ont été colossaux. La ville est agréable et les gens sont joyeux et serviables.

Retour à Clane donc où loge O. Rencontre des propriétaires ébahis par le K6. Nous 3 partons dîner dans un restaurant sympathique où se trouve aussi un pub et une brasserie. Très bon dîner et bonne bière, nous avons testé 3 échantillons, mais n’en n’avons pas acheté.

20260521 Cork

Nuit tranquille au camping, la douche du soir plutôt tiède, celle du matin bien chaude. Nous partons vers le center de Cork pour attraper O à l’arrivée de son train provenant de Dublin. Une place de parking providentielle à la gare, un peu de perte de temps pour trouver le moyen de payer, comme d’habitude les applications ne fonctionnent pas. On en revient à la bonne vieille méthode de la machine à tickets et JL en prend pour 9,5€, jusqu’au lendemain. Visite du centre de Cork, déjeuner dans un hangar transformé en food arcade, Marina Market. Bruyant, fast food. Nous déambulons dans la centre, et stoppons dans un café près de la rue Robert. Téléphone à S qui connait et nous rejoint avec sa fille.

O désire visiter la vieille prison de Cork, et nous voilà partis à pied. Le bâtiment n’est pas très impressionnant de l’extérieur, mais l’organisation interne est bien telle qu’on peut l’imaginer. Des cellules sur 3 étages toutes donnant sur la cour intérieure.

La visite peut se faire avec l’aide d’un audio-guide, mais comme nous manquons de temps, nous ne faisons que suivre un document reçu à l’entrée. Il y a eu des détenus illustres.

Mais ce qui frappe le plus, c’est la dureté des punitions pour des délits très mineurs, larcins, propos séditieux. Pilori, fouet, cachot, jusqu’à une éventuelle déportation vers l’Australie. Visite du parc au pied de cette citadelle, très appréciée pour ses espaces avec jeux pour les enfants. Un arbre avec des branches énormes et faciles à grimper est plein de gamins.

Retour en ville, courses dans un grand magasin pour le K6, mais aussi pour acheter 2 gâteaux pour le dîner chez S que son compagnon est en train de nous préparer. Arrivée à la micro maison (15m2 au sol sur 3 niveaux), et installation pour le dîner. Burgers à la viande de buffle succulents, et finalement, nous consommons 1 gâteau et demi. Fin de soirée autour d’un jeu de société amusant permettant de mélanger les générations, Just one.

Retour au K6, retour au camping vers 23h30, à temps pour que la barrière s’ouvre et nous laisse passer. Un malotru nous a piqué notre emplacement pourtant garanti par la patronne dans le coin sans éclairage. Il a fallu aller ailleurs. La lumière ne nous a pas gênés, la fatigue nous a fait dormir.

20260520 Bridge of Ross, Loop Head, Tarbert,

Avant de repartir de ce campement, nous allons au bord des falaises qui bordent l’océan. C’est un jour de grand vent, et les vagues viennent se briser sur la côte.

Nous allons au pont de Ross (Bridge of Ross). Là, il est possible de descendre au plus près de la côte en suivant les plans inclinés des roches usées par les vagues. De grandes plaques de roches noires plongent dans l’océan, servant de rampes pour les vagues. Il y a des morceaux de la côte qui sont détachés, des îles à parois verticales à la même hauteur que le « continent ».

L’étape suivante est le cap se terminant au phare de Loop Head. Nous commençons par en faire le tour, attirés par les grandes explosions de vagues. JL suit les mouettes qui s’engagent entre le « continent » et un plateau séparé, et profitent d’un courant ascendant créé par le vent.

Et, évidemment, à force de se concentrer sur les mouettes, JL s’est trop rapproché d’une entrée en V où éclatent les vagues. La sanction est instantanée, JL trempé des pieds à la tête.

Visite du phare, accompagné par Martin qui nous conte les anecdotes et légendes liées au phare. La lentille tourne en permanence pour éviter que le soleil ne focalise sur un objet susceptible de prendre feu. 4 éclats toutes les 20s, donc 4 lentilles qui tournent à 3 tours/min. L’ancien système d’entraînement de la rotation existe toujours, semblable à celui d’une horloge normande : le gardien devait remonter un poids qui mettait 24h à redescendre les 23m à l’intérieur d’un tronc d’arbre au centre de la tour du phare.

Nous remontons vers le fond de l’estuaire de la rivière Shannon en suivant la côte. Comme partout dans la région, beaucoup de maisons anciennes abandonnées, et d’autres en reconstruction. Les conséquences de la grande famine, source d’émigration importante au milieu du 19e siècle vers les USA. Déjeuner au bord de la rivière, puis passage du bac entre Killimer et Tarbert. Ensuite, route vers Cork. Nous stoppons dans le camping de Blarney.

20260519 Les falaises de l’Ouest

Départ du camping. plutôt tôt, plein d’eau fait. Le petit déjeuner a révélé une échéance que nous croyions impossible : le fin de la bouteille de gaz. Cette bouteille date de 2017 quand nous avons retraversé l’Iran en venant du Népal. Nous l’avions remplie au bord de la route, et elle semblait infinie. De là à penser que les bouteilles officielles ne contiennent pas tout ce qu’elles pourraient contenir… Bref, la priorité est de trouver une bouteille compatible avec le système du K6, si possible du Camping Gaz International. On ne va pas tout raconter de cette journée, mais nous avons fait pas mal de tour et détours pour enfin dénicher une bouteille à un prix relativement élevé à Kilkee, en fin de journée, dans un magasin de combustibles et articles de jardinage.

Mais n’anticipons pas, l’objectif majeur au départ, était de suivre le chemin de crête de la falaise de Moher. Une jeune femme d’une agence voyage nous a avertis que le chemin est barré au bout de 5km, et qu’il faut revenir sur nos pas, le cheminement étant interdit le long de la route.. Nous voilà donc partis, bien équipés pour la pluie et les chemins. Nous avons eu la pluie, deux fois, mais les chemins sont plutôt bons. Et au retour par le même chemin après avoir beaucoup hésité, encore deux fois la pluie. Tout çà n’impacte en rien la beauté du paysage, et sa sauvagerie. C’est vraiment spectaculaire.

Nous mangeons au Moher Hill open farm, un petit cafe shop tenu dans une ferme transformée en attraction, pour éviter le tourist center.

JL veut voir le Spanish Point. Sans intérêt.

Et nous finissons cette journée sportive par le sentier au dessus des falaises de Kilkee. Il y a beaucoup moins de gens, et la vue est tout aussi spectaculaire. Nous calons au milieu de la rando, et retournons en ville chercher le K6. Nous rejoignons alors le point médian de ce sentier où se trouve un parking, mais il y a déjà 3 camping-cars. Nous continuons la route pour trouver un peu plus loin un chemin d’accès à une carrière un peu à l’abri du vent mais sans vue sur la mer.

20260518 Burren

Réveil tôt, les moutons viennent bêler autour du K6. Il y en a finalement beaucoup, peut-être une cinquantaine, autant de femelles que d’agneaux qui gambadent joyeusement. Nous repérons de l’autre côté du bras de mer ce que nous prenons pour un tumulus funéraire. Donc nous partons de ce côté-là pour voir, bien que rien ne soit indiqué sur nos cartes. En fait, il s’agit d’une maison que l’on a enfouie sous un monticule de pierre, avec des façades coupées dans la terre. peut-être peu lumineuse, mais très jolie.

Nous commençons par visiter l’église de Corcomroe, reste d’une abbaye du 12e siècle dont il ne reste que les murs et le cimetière toujours utilisé. Monument roman tardif, avec des ouvertures très hautes, il y a quelques chapiteaux.

Nous voilà repartis vers les roches de Burren, immenses amas de calcaire avec très peu de végétation. Et donc, évidemment, il faut monter dessus, après avoir été autorisés par un local à stationner dans la cour d’une ferme, puis par une locale à traverser une propriété « No trespassing ». La vue d’en haut est surprenante, on est entouré par des gigantesques dalles de calcaire. A la descente, nous sommes accueillis fraîchement par un autre local qui nous demande si nous nous sentons bien. F se méprend en croyant que cet homme nous invite à entrer chez lui. JL fait l’âne et dit qu’il ne comprend pas. Le gars finit par lâcher l’affaire et nous laisse partir. Visiblement, l’entente locale n’est pas cordiale.

Passage à une »tour Eiffel » locale, le dolmen de Poulnabrone. Beaucoup de voitures et de camping-cars pour un petit monument sans grande importance. Courses à Lisdoonvarna, et déjeuner à suivre dans un terrain plus ou moins pris comme décharge. Mais comme il pleut, l’extérieur n’a pas d’importance.

Objectif les falaises de Mohren. Nous nous arrêtons au passage pour voir un petit monument mégalithique à Doolin, revenons au K6 trempés et, au vu de la prévision météo, nous décidons de nous arrêter là pour la nuit au camping car il n’y aura aucune vue de toutes façons pour cause de pluie battante.

20260517 Cong, Galway

Toilette du matin au bord du lac, et JL nage, seulement 20 brasses, la température extérieure étant de 9°C. Nous passons par Cong pour visiter le canal sec du même nom, un ouvrage commencé et jamais terminé. Balade dans le parc du château-hôtel du groupe Ashford (de 250 à 8000€ la nuit).

Comme d’habitude, averses et soleil alternent régulièrement. Nous repartons pour Galway et trouvons une place en plein centre-ville. visite de l’église St Nicolas défendue pour cause de concert. Nous profitons de l’animation du centre avec des camelots et tous les pubs ouverts. F tente de nouveau de trouver un pull irlandais, beaucoup d’offre, mais pas de bonne qualité. Nous repartons donc en direction de Burren pour voir les falaises au bord de l’océan. En chemin, nous trouvons une barrière ouverte sur des champs où ne se trouvent pas de moutons, et nous pouvons nous poser au bord d’un bras de mer, à côté de Kilcolgan.

La marée descendant, nous pouvons voir apparaître les prés salés. Et au coucher du soleil, les moutons qui ont été libérés viennent nous rendre visite. La barrière est probablement maintenant fermée…

20260516 Kylemore – Wesport

Réveil tardif probablement dû à l’air marin. Les averses se succèdent, la toile du toit ne va pas sécher. Nous discutons avec l’Irlandais qui nous avait gentiment prêté son tuyau pour remplir notre réservoir d’eau : il veut partir en tirant sa caravane, mais il a peur de toucher en sortant du camping, car il y a un seuil à l’entrée, et il a touché en arrivant. JL lui propose de tracter la caravane avec le K6, mais ce n’est pas un problème de puissance, et donc nous n’apportons aucune aide. Il finit par partir derrière nous, nous le reverrons plustard, il n’a donc pas eu de gros problème.

Objectif : l’abbaye de Kylemore. C’est un château du 19e siècle qu’un commerçant de Liverpool, M. Michels a fait construire en 1870 pour sa femme. Malheureusement, elle est morte d’une fièvre typhoïde à 48 ans 3 ans plus tard en Egypte. Son mari lui survivra 30 ans. Le domaine a eu plusieurs propriétaires, les derniers sont toujours des nonnes bénédictines. Les points intéressants sont les jardins très imposants et bien soignés et les salles que l’on peut visiter. Bref, ce lieu offre une présentation intéressante de l’histoire de l’Irlande et notamment du Conemara au 20e siècle. De pauvre et sans avenir, cette part de l’Irlande est devenue un atout majeur du tourisme, et une bonne source de devises, l’accueil étant bien aménagé et vanté. Nous déjeunons dans le restaurant sur place, soupe et desserts.

Comme nous avons pris du retard au départ, nous abandonnons le projet de passer un col, et filons directement sur Westport. Courses au supermarché du centre, et déambulation dans la vieille ville. Le plus intéressant est la rue principale, bordée d’une foule de commerces, notamment quelques pubs. Comme il est bientôt l’heure de dîner, nous entrons au Porter House d’où jaillit de la musique folk.

Une Guiness en main, nous pouvons écouter debout, le bar étant plein à craquer, un petit groupe dans une représentation rythmée et entraînante. Il s’agit principalement d’une chanteuse guitariste avec une voix grave extraordinaire accompagnée par un banjo et un jeune au tambourin irlandais.

Arrêt pour la nuit du bord du lac de Croagh Patrick Heritage Trail au Sud-Est de Westport. A noter que les gens du comté de Mayo ont l’air plus accueillants que ceux du Conemara, les barrières sont souvent ouvertes, et de toutes façon, il est inscrit que vous devez les laisser dans l’état où vous les avez trouvées, ce qui signifie que vous pouvez les passer…

20260515 Clifden

Après un petit déjeuner rapide, nous partons à pied contourner la pointe de l’île par le bord de mer. La progression est difficile, c’est une accumulation de galets de la taille d’une balle de ping-pong à celle d’un ballon de basket. La pointe de la presqu’île est érodée par l’océan, et il y probablement des éboulements à chaque marée.

Nous sommes frappés par l’absence d’arbres. En remontant la colline pour aller récupérer le K6, nous passons par une propriété privée. Forcément, puisqu’il n’y a pas d’accès public à la côte. Un homme, qui repart de la maison au moment où nous passons nous signale que passer par les propriétés privées est illégal, puis nous dit que c’est quand même OK et que nous pouvons continuer. Nous repartons vers Clifden et sa market street animée et embouteillée. Arrêt pour diverses courses, F tentée par les pulls irlandais magnifiques. Nous admirons au passage les maisons alignées de toutes les couleurs. Nous nous lançons dans la route panoramique qui offre une jolie vue sur les côtes découpées et allons déjeuner sur le chantier d’une maison au bord d’un champ de moutons en face de Clegan.

Visite ensuite du parc national du Conemara à Letterfrack, où est très bien expliquée l’exploitation de la tourbe. Nous apprenons que les 50 dernières années ont consommé 80% des réserves en tourbe de l’Irlande : les buveurs de whisky amateurs de goût tourbé vont devoir faire des stocks…Randonnée bleue dans le parc, avec quelques exemples d’extraction de tourbe. Il ne nous reste plus qu’à trouver un lieu pour la nuit, nous optons pour un camping quasi sur la plage de Renvyle, où on nous octroie un emplacement face à la mer. Il faut dire que l’occupation est à peu près de 25%. Douche chaude fortement appréciée.

20260514 Le Conemara

Deux voitures sont venues se garer à côté du K6 le soir, un des conducteurs pour un besoin pressant semble-t-il, et l’autre pour tricher en entrant sur le parcours sans se présenter à l’entrée. Tous deux nous ont ignorés. Nuit tranquille sans bruit, réveil matinal par les tondeuses du golf qui partent du hangar technique juste derrière la haie. Nous nous présentons sur le parking du château pour découvrir qu’il n’ouvre qu’à 9h30, alors qu’il est à peine 8h. Changement de parcours, nous repartons pour faire la boucle de notre circuit dans l’Ouest dans le sens des aiguilles d’une montre. Destination la côte atlantique, en visant Spiddle. La traversée par les petites routes de ces paysages de prés strictement entourés de murets en pierres est vraiment sympathique. Courses à Spiddle, puis cap sur Casla comme l’indique notre carte: c’est le nom gaélique de la ville. Là, nous partons pour Lettermullan pour passer tous les ponts d’île en île. Un Irlandais, nous croyant perdus, nous indique que tout au bout de la route, il y a une tour ancienne qui vaut le coup d’oeil.

Nous avons passé un bon moment dans cet endroit perdu avec vue. Nous avons tenté de rejoindre la tour « Ionad na Feamainne », mais la marée montante nous en a empêchés, un gué barrant la route. Déjeuner sur place, puis aller vers Cashel qui ne vaut pas la mention du guide. Et finalement, nous nous enfilons dans la presqu’île au sud de la baie de Clifden. Vu au passage le monument commémorant la première traversée de l’Atlantique en avion par John Alcock et Arthur Brown le 14 juin 1919, à côté du champ où ils ont atterri après 15h57 de vol.

Nous poussons jusqu’au bout de la presqu’île et nous installons juste au dessus de la mer, avec vue panoramique.

Balade en bord de mer avant dîner et coucher.