20260519 Les falaises de l’Ouest

Départ du camping. plutôt tôt, plein d’eau fait. Le petit déjeuner a révélé une échéance que nous croyions impossible : le fin de la bouteille de gaz. Cette bouteille date de 2017 quand nous avons retraversé l’Iran en venant du Népal. Nous l’avions remplie au bord de la route, et elle semblait infinie. De là à penser que les bouteilles officielles ne contiennent pas tout ce qu’elles pourraient contenir… Bref, la priorité est de trouver une bouteille compatible avec le système du K6, si possible du Camping Gaz International. On ne va pas tout raconter de cette journée, mais nous avons fait pas mal de tour et détours pour enfin dénicher une bouteille à un prix relativement élevé à Kilkee, en fin de journée, dans un magasin de combustibles et articles de jardinage.

Mais n’anticipons pas, l’objectif majeur au départ, était de suivre le chemin de crête de la falaise de Moher. Une jeune femme d’une agence voyage nous a avertis que le chemin est barré au bout de 5km, et qu’il faut revenir sur nos pas, le cheminement étant interdit le long de la route.. Nous voilà donc partis, bien équipés pour la pluie et les chemins. Nous avons eu la pluie, deux fois, mais les chemins sont plutôt bons. Et au retour par le même chemin après avoir beaucoup hésité, encore deux fois la pluie. Tout çà n’impacte en rien la beauté du paysage, et sa sauvagerie. C’est vraiment spectaculaire.

Nous mangeons au Moher Hill open farm, un petit cafe shop tenu dans une ferme transformée en attraction, pour éviter le tourist center.

JL veut voir le Spanish Point. Sans intérêt.

Et nous finissons cette journée sportive par le sentier au dessus des falaises de Kilkee. Il y a beaucoup moins de gens, et la vue est tout aussi spectaculaire. Nous calons au milieu de la rando, et retournons en ville chercher le K6. Nous rejoignons alors le point médian de ce sentier où se trouve un parking, mais il y a déjà 3 camping-cars. Nous continuons la route pour trouver un peu plus loin un chemin d’accès à une carrière un peu à l’abri du vent mais sans vue sur la mer.

20260518 Burren

Réveil tôt, les moutons viennent bêler autour du K6. Il y en a finalement beaucoup, peut-être une cinquantaine, autant de femelles que d’agneaux qui gambadent joyeusement. Nous repérons de l’autre côté du bras de mer ce que nous prenons pour un tumulus funéraire. Donc nous partons de ce côté-là pour voir, bien que rien ne soit indiqué sur nos cartes. En fait, il s’agit d’une maison que l’on a enfouie sous un monticule de pierre, avec des façades coupées dans la terre. peut-être peu lumineuse, mais très jolie.

Nous commençons par visiter l’église de Corcomroe, reste d’une abbaye du 12e siècle dont il ne reste que les murs et le cimetière toujours utilisé. Monument roman tardif, avec des ouvertures très hautes, il y a quelques chapiteaux.

Nous voilà repartis vers les roches de Burren, immenses amas de calcaire avec très peu de végétation. Et donc, évidemment, il faut monter dessus, après avoir été autorisés par un local à stationner dans la cour d’une ferme, puis par une locale à traverser une propriété « No trespassing ». La vue d’en haut est surprenante, on est entouré par des gigantesques dalles de calcaire. A la descente, nous sommes accueillis fraîchement par un autre local qui nous demande si nous nous sentons bien. F se méprend en croyant que cet homme nous invite à entrer chez lui. JL fait l’âne et dit qu’il ne comprend pas. Le gars finit par lâcher l’affaire et nous laisse partir. Visiblement, l’entente locale n’est pas cordiale.

Passage à une »tour Eiffel » locale, le dolmen de Poulnabrone. Beaucoup de voitures et de camping-cars pour un petit monument sans grande importance. Courses à Lisdoonvarna, et déjeuner à suivre dans un terrain plus ou moins pris comme décharge. Mais comme il pleut, l’extérieur n’a pas d’importance.

Objectif les falaises de Mohren. Nous nous arrêtons au passage pour voir un petit monument mégalithique à Doolin, revenons au K6 trempés et, au vu de la prévision météo, nous décidons de nous arrêter là pour la nuit au camping car il n’y aura aucune vue de toutes façons pour cause de pluie battante.