11/02/2020 New Delhi

Petit déjeuner très encombré sur le toit du Jyoti Mahal, visiblement débordé par le nombre de clients logés dans les 2 bâtiments. Les omelettes arrivent au moment où nous décidions de partir. Discussion au moment du check-out, le management n’a pas retrouvé ni notre réservation, ni le paiement. JL fait des remarques sur la qualité de la gestion de cet hôtel qui a bien baissé (c’est notre 4e passage en 7 ans) à l’homme qui tient l’agence de voyage dans le hall et qui nous a reconnus. Une voiture Ola nous emmène au terminal du métro express pour l’aéroport. L’avion n’est pas plein, le voisin de JL peut se déplacer pour avoir plus de place, nous laissant 3 sièges pour 2. Voyage calme, dommage que nous n’ayons pas eu un hublot.

10/02/2020 New Delhi

On nous demande le petit déjeuner alors qu’il est payé dans la réservation. Il faut lutter pour ne pas payer, de même pour le transport retour. Au Jyoti Mahal, on ne retrouve toujours pas la réservation que nous montrons pourtant dans notre téléphone. Pas plus de colis en provenance de Goa, alors que le transporteur garantit la livraison (en port payé, alors que nous avions demandé à payer le port). Quant à notre valise, il faut que JL aille faire une plongée dans les matelas en surplus et les vieilles chaises pour la retrouver dans le tas d’autres bagages en dépôt. La chambre est sympa, dans l’ancien bâtiment. Nous partons pour la séance d’achat de souvenirs pour la famille. Nous retrouvons certaines boutiques connues (le marchand de fruits secs), mais la marchande de bracelets a disparu. Nous déjeunons dans le petit restaurant sur le toit de la petite place de Paharganj. ND n’est pas plus propre qu’il y a 3 ans, et il y a plus de traffic. Rachna contactée nous convoque à 17h chez sa mère. Nous allons faire nos adieux en Ola pour à peine plus cher qu’en rickshaw, mais JL peut se payer une petite ronflette en chemin. Rachna, sa mère et Kamal sont là. Le neveu tousse fort. Kamal va nous chercher une petite collation à base de samosas. Nous échangeons les impressions de voyage, et il est temps de repartir. Ils viennent tous nous dire au-revoir à la porte du taxi, c’est un peu émouvant. Dîner léger sur le toit du Jyoti Mahal, et au lit rapidement après avoir préparé les bagages pour le lendemain (entretemps, le colis a été retrouvé au grand soulagement de F).

En bonus : les deux plus beaux portraits réalisés pendant le voyage (à part Rachna et Dev bien entendu)

A fort Kochi
A Chennai

09/02/2020 Chennai

La visite de Royal Enfield, le 2e et 4e samedi du mois à 10h, n’est pas possible en ce moment, pour cause de travaux ont-ils dit au téléphone. Nous prenons un train pour rejoindre le centre-ville.

Quand il pleut, ça tombe fort

Nous admirons les anciens bâtiments coloniaux, et il se met à pleuvoir des cordes. A l’abri du store d’une boutique, nous considérons un hurluberlu qui prend sa douche sous le déluge. Puis nous partons voir l’église arménienne, la cour suprême du Tamil Nadhu et le quartier du marché.

Mieux vaut être pied-nus
La nature existe même en plein centre-ville

Nous pataugeons dans la fange créée par les déchets et la pluie. Jouissif…Déjeuner très local dans un grand restaurant, avec notre serveur personnel. Puisque Cherya nous a indiqué que le seul endroit intéressant à Chennai est la plage, nous allons y faire un tour.

Les femmes se baignent tout habillées
Il y a beaucoup plus de monde qu’à Goa

Retour à l’hôtel pour récupérer les sacs, et direction l’aéroport. L’avion est à 21h, nous arrivons à New Delhi juste avant minuit. Ola nous fournit un véhicule pour 485IR, sachant que le parking coûte 105IR au chauffeur, nous sommes un peu perdus pour comprendre comment il peut gagner sa vie, puisque la commission d’Ola est de 25%. Arrivée à 1h30 au Jyoti Mahal qui ne retrouve pas notre réservation malgré les coups de fil donnés dans la journée pour avertir de notre arrivée tardive. Il nous faut accepter d’être transportés vers un autre hôtel.

08/02/2020 Mallapuranm

Tôt le matin, il n’y a personne pour le petit déjeuner. Nous allons en face et commandons. Peu après l’arrivée des assiettes, F est prise d’un malaise, au bord de l’évanouissement. Un médecin indien à la table d’à côté, recommande l’hôpital. Nous voilà partis dans un autorickshaw pour un trajet de 20km jusqu’à Chettinad dans la banlieue de Chennai.

Les urgences

Hôpital relativement moderne, personnel parlant parfaitement anglais. Elle est prise en charge rapidement (le toubib avait probablement téléphoné), et le médecin donne une ordonnance qui est délivrée de la pharmacie de l’hôpital. Elle se sent un peu mieux et nous pouvons retourner à Mamallapuram pour le déjeuner. Nous aurions bien aimé annuler la chambre à Chennai le soir et rester là, mais ça ne marche pas.

Le site est plutôt agréable et très accessible aux enfants

Nous visitons donc rapidement le site très populaire où l’on peut voir, sur des rochers ressemblant à Ayer Rocks en Australie, des sculptures décrivant des scènes religieuses mais aussi de la vie courante.

Voyage scolaire

Beaucoup de monde, de bruit, mais intéressant. Il faut dire que les Indiens paient le 10e de ce qui est demandé aux étrangers (et pas de pitié pour les personnes âgées).

Il y a aussi un énorme rocher posé en équilibre précaire sur une pente lisse.

Même pas peur !

En fin d’après-midi, nous prenons un autorickshaw pour le carrefour au nord de la ville, et prenons le premier bus en direction de Chennai. Nous devons nous installer tout au fond. A l’arrêt suivant, des jeunes montent et viennent compléter la banquette. L’une d’elle, Cherya, qui travaille dans une banque, nous permet de comprendre que nous pouvons arrêter le bus tout près de notre hôtel au sud de Chennai. Et nous finissons le parcours à pied. Anssun boutique est un hôtel très smart, et la chambre 309 donne sur la rue calme, avec un petit balcon. Le patron est un jeune cardiologue très sympathique. Nous allons dîner dans un gigantesque restaurant sur une grande avenue.

07/02/2020 Pondichéry – Mallapuram

L’ambiance à Pondichéry est beaucoup plus décontractée, on sent l’influence française, les rues ont des noms français.

Pondichéry est la seule ville où nous avons pu voir des plaques de rue
Le foyer du soldat…

Sur le front de mer, les statues de Gandhi et Nehru se font face à côté du palais du gouverneur.

L’après-midi, nous décidons d’aller voir Auroville, la ville utopique de Sri Aurobindo, fondée en fait par la “Mère”, une française (Mirra Alfassa) qui l’a secondé jusqu’à sa mort et qui a ensuite réalisé son rêve.

Le matriandir, vision assez étrange, dans la campagne indienne

Le cœur de la ville se trouve dans le Matriandir, une énorme boule posée sur 4 arcs dans laquelle il est possible de “se concentrer”. Cette boule a été entièrement fabriquée par des bénévoles, de la conception d’après les instructions de la Mère jusqu’aux finitions.

Une maquette montre l’intérieur, les visiteurs n’y sont pas admis

Le projet n’est d’ailleurs pas fini, puisqu’il inclut les jardins, un lac, tout un environnement. La ville elle-même fait aussi l’objet d’un plan “en comète” qui se réalise petit à petit, au rythme des arrivées et de l’argent qui rentre dans l’organisation. Le concept, bien que non religieux, fait la part belle à la spiritualité, puisque la règle de vie sur place est orientée vers le divin. Il y a un grand nombre de visiteurs tant à l’ashram à Pondichéry qu’à Auroville. Nous déjeunons sur place, puis retrouvons notre chauffeur d’autorikshaw qui nous a attendus une heure de plus que prévu…ce qui se traduit à l’arrivée à l’hôtel par une discussion animée sur le prix qu’il faut lui verser. Nous ne nous quittons pas bons copains. Et nous sommes obligés d’essayer d’en trouver un autre pour aller prendre le bus pour la suite du voyage. Un premier triporteur omnibus nous emmène à un endroit où nous pouvons enfin prendre un autorikshaw pour l’arrêt du bus (la statue d’Indhira Gandhi !).

Le bus Venky, injustement mal noté

Trajet dans un bus finalement assez confortable bien que mal noté dans l’application Redbus. Arrivée à Mahabalipuram dans la soirée. Le patron de l’auberge Rajakrishna est sympathique et flexible. Nous changeons un peu d’argent et sommes informés à cette occasion que le change était plus favorable à Goa parce qu’il y a une exemption de taxes là-bas. Décidément, à Goa, ils prennent des initiatives, puisque la province a aussi viré Uber et Ola pour laisser toute la place à GoaCabs.

Délicieux poisson, très bien servi dans un cadre sympathique


Dîner dans un restaurant local à recommander : Gecko café, où l’on peut voir la Royal Enfield du grand-père en voie de biodégradation, et où l’on est accueillis par le patron extraverti, dont les 3 frères font marcher le restaurant (l’un chef, l’autre à la musique, le dernier quelque part). A tester, le “red snapper” (plutôt un rouget ?) aux herbes, absolument délicieux, bien qu’assez cher, mais il le vend au poids, et le nôtre faisait, parait-il, 1kg. Nuit très tranquille.

06/02/2020 Madurai

Le parcours du car est bizarre et passe par le nord dans la montagne. Dans une ville que nous traversons, une place sert de dortoir.

Qui sont ces gens ? Pourquoi dorment-ils là ?

Ce qui est intéressant à Madurai, mis à part le peuple dans la rue, c’est le temple hindou Shree Meenakshi, immense et grandiose avec ses portes incroyables aux quatre points cardinaux, son enceinte intérieure et le bâtiment principal très sombre.

La porte Ouest du temple Shree Meenakshi
Les figurines incroyables de ces monuments, on y passerait la journée

Il faut quasiment se déshabiller pour entrer dans ce temple, et les photos sont strictement interdites. On nous permet de monter dans les étages d’un magasin dans la même rue pour prendre un cliché d’en haut sans intérêt.

Avant d’aller prendre le train pour poursuivre le périple, nous mangeons dans un petit restaurant sur des feuilles de bananier en compagnie d’une femme, ses filles et sa petite-fille, toutes très souriantes.

3 générations

5h d’express pas trop bondé pour rallier Villupuram puis 1h d’omnibus pour arriver à Pondichéry en fin d’après-midi.

L’omnibus
Le signal d’alarme

Les photos plein écran !

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