J5 25/05/2017 Lacs Plitvice, Zadar

Lever tôt, ambitieux et plein d’entrain, il est 6h00. Douche, car hier soir, on ne nous avait pas laissé d’eau chaude…Petit déjeuner et rangement, à 8h00 nous sommes devant l’entrée du parc, le K6 bien à l’ombre sous les arbres. Et nous entamons la « randonnée » de la journée…entre 2 cars de Japonais. Même à cette heure-là, il y a beaucoup de monde. Difficile de s’imaginer dans ces conditions ce que cela doit être en été ! Mais le site est fantastique, il y a 13 niveaux de lacs qui se déversent les uns dans les autres, et le sentier est très bien fait, on suit un cheminement varié qui offre de belles vues sur les chutes. Malgré l’affluence, les selfies abusifs, les bousculades, l’attente d’un bateau pour traverser le lac et… la pluie, cela reste magnifique.

 

Finalement, nous acceptons de ne pas finir tout le parcours à pied et prenons la navette pour retourner au parking. Il pleut de nouveau.

Déjeuner non loin du parc auprès des ruines d’une église comme nous en verrons bien d’autres (Tito ou la dernière guerre?).

Nous reprenons la route en direction de Zadar. Il faut mentionner les nombreuses maisons abandonnées le long de notre route. Soit à cause des dégâts occasionnés par les combats (nombreuses traces d’obus sur les murs, toits effondrés) soit non finies. A côté de ces « monuments aux morts », on peut trouver des maisons anciennes très usées ou de belles maisons rénovées ou complètement neuves très pimpantes. On devine les exodes de populations, les disparus, et probablement des histoires de crédits européens de reconstruction. Histoires similaires à ce que nous avons vu en Chine, pour d’autres raisons.

Zadar en fin d’après-midi. Ville ancienne, religieuse et jeune. Cela fait un mélange agréable à voir : la foule des étudiants aux terrasses des cafés à côté des nonnes présentes dans cette ville depuis plus de mille ans. La cathédrale à la fois simple et rococo, imposante quand même. L’église byzantine au centre de la ville, si déshabillée que l’on peut voir les fondations montrer des pierres provenant d’édifices d’autres cultes plus anciens.

Courses au centre commercial Spar et dans les boutiques en ville. Les prix sont proches des prix français.

En fin de journée, nous nous acheminons vers Nin pour rejoindre le camping choisi pour la nuit.

J4 23/05/2017 Opatija

Le jour qui se lève tôt nous réveille vers 6h30 malgré notre installation sous les branches d’un chêne vert. Le soleil est levé et nous entamons la journée par un bain dans la mer adriatique. JL comptera 250 brasses et moi je ne sais trop. Après cent brasses en faisant demi tour pour regagner la rive j’ai constaté qu’un fort courant m’avait entrainée vers le large. Pas de panique l’eau est tellement salée que nous flottons tres facilement. Douche et petit déjeuner pris. Table et fauteuils rangés. K6 et Le Monde chargé. Camping payé.

 

 

Arrêt à Labin ville en trois parties. Ville ancienne datant des vénitiens (le lion de Venise est partout présent pour le rappeler) concentrée sur son rocher, ville active -ancienne ville de mineurs, les bâtiment et les puits sont encore là pour témoigner de ce passé, et quelques trois kilomètres plus bas, au bord de la mer la ville balnéaire. Nous ferons l’aller et retour pour voir sans descendre de la voiture pour éviter de payer un parcmètre inutile.

Nous parcourons la vieille ville intéressés par l’enchevêtrement des maisons qui se dressent sur 3, 4, 5 étages le long des ruelles. Certaines sont très colorées et entretenues d’autres très décaties. Nous grimperons les 65 marches en bois d’un clocher pour admirer le panorama.

Nous poursuivons notre route vers Opatija. Pique-nique à l’entrée de la ville au bord de la route, endroit interdit aux camping-cars. Après avoir mis le K6 dans un parking, nous partons en exploration de cette ville ressemblant en plus petit à Cannes ou Nice, voire Aix-les-Bains.

Immeubles néo-classique en bord de mer, magnifiques quand ils sont toujours utilisés, ce qui n’est pas toujours le cas. Mais il semble qu’un programme de rénovation soit en cours, avec transformation en résidences de luxe. Le bord de mer aussi fait l’objet d’une remise en forme, une galerie commerçante s’installant à cheval sur la promenade du littoral. Cette promenade s’étend sur plusieurs km depuis le cap au milieu de la baie vers l’Est et permet aux piétons et cyclistes de profiter du bord de mer sans la gêne des autos. Ceci est un luxe car la côte est très escarpée à cet endroit et il a fallu terrasser. Casino, grands hôtels, l’ambiance y est, on se croirait assez vite au temps des Autrichiens qui venaient se « soigner » aux bains d’Opatija il y une centaine d’années, par le train directement de Vienne.

Mais il pleut, nous sommes mal équipés, et reprenons donc notre route vers le parc national des lacs Plitvice, dans les terres et les montagnes de l’Est. Merci au GPS qui nous indique la route pour rejoindre directement le parc depuis la nationale. Une toute petite route que nous empruntons sous la pluie.

Et d’un seul coup, le ciel nous tombe sur la tête. Un orage très violent, avec de la grêle pendant plus d’un quart d’heure nous obligeant à nous arrêter sous des arbres, de peur que ces grêlons gros comme des noisettes fassent des dégâts irréparables au K6. De toutes façons, nous n’y voyons plus rien. Et cette route se termine en queue de poisson, avec une barrière nous interdisant de pénétrer dans le parc. Il faut faire demi-tour, refaire cette petite route de 6km et reprendre la nationale, un détour de 45km pour arriver enfin au Bear Camp, où nous allons passer la nuit. Au passage, nous voyons que nous n’avons pas été les seuls à être assaillis par l’orage, les bords de la route sont couverts de glaçons, une couche de plusieurs cm. Ambiance totalement différente dans ce camping : sur un alignement de 6 camping-cars à côté de nous, pas 2 de la même nationalité.

J3 22/05/2017 Koversada

Jour sans déplacement pour le K6.

Nous restons à buller au camp naturiste de Koversada, à côté de Vrsar. L’endroit est très agréable, nous sommes installés tout près de la mer, avec un accès « privé » et un escalier qui n’est pas inutile : la côte est faite de roches tailladées par l’eau, extrêmement agressives où il ne fait pas bon marcher pieds nus. 3 bains dans la journée, au soleil, entrecoupés par une grande ballade sans sortir du camp tellement c’est grand.

Pour l’instant, ce n’est pas très peuplé, maximum un quart des emplacements occupés. Population très majoritairement allemande, et très majoritairement super obèse.

Cette journée de repos total nous permet de décompresser et nous détacher de la maison. Nous nous sentons vraiment libres. Même pas de courses à faire.

J2 21/05/2017 On roule

Réveil très matinal, il fait jour et le soleil pointe son nez sur la cime d’en face. Il fait frais à peine 5° dans le K6, une température que nous reretterons peut-être beintôt, mais pour le moment, il nous faut mettre un petit coup de chauffage. Toilette rapide dans le torrent et le petit déjeuner avalé, nous voilà en route pour la frontière italienne, via le col du Lautaret, Briançon et le col du Montgenèvre. Arrêt pour passer les derniers coups de téléphone aux enfants, et nous entrons dans la zone franche. Appel de Danièle Gateau, ce sera notre dernier contact. 500m après la douane, arrêt par l’armée italienne, contrôle des papiers. Panique, on n’avait rien prévu, il faut aller chercher dans le coffre-fort. La jeune femme qui nous contrôle a du mal à croire notre destination, c’est tout juste si elle ne demande pas à voir les visas. Nous suivons la route de Cezana Torinese, Sestrière, Pinarolo, de belles vues sur l’autre côté des Alpes. Ensuite, c’est l’autoroute toute la journée avec juste un arrêt à midi pour déjeuner dans un restaurant d’autoroute. Sortie à Trieste, mauvaise surprise, les Italiens nous comptent en catégorie B, coût 44€.

Passage de frontière avec la Slovénie, en faisant bien attention de ne pas rester sur l’autoroute, sinon, à défaut de payer la vignette (mini 15€ pour 15 jours), une amende certaine de 300€ nous attend. Merci le guide du routard. Donc, petite route de campagne où défilent les voitures étrangères…Nous rattrapons l’autoroute croate à la frontière et filons vers Porec, puis Vrsar, notre destination pour la nuit, le camping naturiste de Koversada, histoire de se mettre à l’air avant les pays musulmans…

Emplacement très calme, au bord de la mer, sous les chênes verts et les pins, un peu tard pour se baigner.

J1 20/05/2017 Départ de Mours

Le Carnet de Passage en Douane est finalement arrivé vendredi matin. La journée se passe en courses, réglage fin de la piscine, ajustements divers et variés.

Le samedi matin, nous finissons les collectes de tout ce qui est prévu (merci les listes de NPO faites dans les mois précédents) et rassemblement dans la salle à manger. Essais de divers conditionnements. Nous arrivons finalement à une seule caisse plastique, un carton (qui a déjà fait moult déménagements) et 2 housses de couettes transformées en conteneurs. Nous conservons le WC (qui ne nous sert en principe à rien), le matelas de la couchette basse et le jerrican à gazole vide.

L’après-midi, nous chargeons. Malgré le nombre impressionnant de bouquins, les pochettes de câbles, les boîtes à outils et tout le bazar, nous arrivons à un chargement très acceptable, homogène et peu gênant.

Départ vers 16h30. Arrêt (prévu) chez M.Bourdat qui nous voit partir un peu effaré. Arrêt (imprévu) chez les nouveaux voisins d’en face C et JM Bosc qui semblent très déboussolés. Et c’est parti. Faux départ, dans le grand chemin, nous nous apercevons que nous n’avons pas emporté le seau bleu prévu pour les lessives et la pelle-bêche.

C’est reparti. Dernière rencontre avec Philippe Caserta dont nous croisons le Mercedes Westfallia sur la route de Génissieux et qui s’arrête. Nous comparons les véhicules et les usages et c’est finalement le vrai départ, une demi-heure après le premier.

Arrêt à Grenoble pour changer la pile de la montre de Françoise et acheter une soupe à consommer chaude. Nous suivons notre idée qui est de passer par le barrage du Chambon malgré tous les panneaux qui signalent la fermeture de la D 1091 au-delà du barrage. Les km défilent et aucune mention de la route de dérivation. Nous persévérons et nous engagerons sur la route de dérivation derrière 3 camions polonais dont les chauffeurs semblent bien connaître cet itinéraire. Leur camion est court et ils n’ont pas de souci pour négocier les chicanes dissuasives.

Nous laisserons la route qui mène au tunnel effondré pour emprunter un chemin de terre au-delà d’une petite centrale que nous entendons turbiner. Nous parcourons 500m et arrêtons le K6 presque à l’horizontal le long du torrent. La Romanche bercera notre nuit.

Nous optons pour un repas chaud.

J-10

La tension s’accroît. Le visa iranien traîne par incompréhension mutuelle entre l’intermédiaire iranien et nous : il ne veut pas solliciter les codes de référence permettant d’obtenir les visas avant un mois précédant notre entrée en Iran, mais  le consulat nous demande de démarrer la procédure 2 mois avant. Cela nous a bloqués pour le visa pakistanais que nous ne sommes plus du tout certains d’obtenir dans les temps. Nous allons demain à Paris pour renvoyer la bille dans le jeu.

Côté CPD, on a fait tilt. Défaut de la SG et du LCL, il a fallu sortir l’argent. 45k€ dehors de nouveau jusqu’au retour.

Pour la logistique, nous pensons être au point. Kit de réparation de pneu, filtre gazole de secours, sangle de remorquage.

Le parcours est à peu près figé maintenant, le planning un peu moins. Passage en Chine prévu pour mi-août, et en route à travers le Pakistan et l’Inde pour rejoindre le Népal. Il y aura donc 2 parenthèses montagne, au Kirghizstan et au Népal.

Au niveau des dépenses, à part la caution du CPD, il y a aussi un problème de billets d’avion remboursables non complètement remboursés par voyages-sncf.com. LR/AR déjà en route, je prévois un passage au tribunal de Romans pour récupérer le reste (200€).

(à suivre)

J-30

Départ prévu pour le 18 mai. La pression monte, nous sommes à fond dans la logistique des visas, autorisations et autres. La Chine va nous coûter un maximum. Le projet est à présent de couper au plus court dans le XinJiang pour éviter les coûts et les inconvénients d’un guide à bord. Bilan, le mini c’est 4 jours à Kashgar. Et la suite, c’est le Pakistan, qui a l’air bien plus abordable qu’on pourrait le penser. Puis le nord de l’Inde en direction du Népal où nous comptons rester quelques temps en montagne.

Les visas : Ouzbékistan est garanti (il a fallu geler des dates pour y arriver), la Chine est en cours.

Pour le CPD, c’est plus difficile. La Société Générale a fait de nouveau défaut, LCL va peut-être nous faire la garantie, si ce n’est pas trop cher.

Nous avons un dispositif pour pouvoir remplir nos bouteilles de butane à partir de grosses bouteilles, peut-être extrapolable pour remplir en usine.