14/08/2019 J7 Belley/La Balme des grottes 95km

Un pick-up attelé à une caravane est venu s’installer à l’autre bout du champ dans la nuit.

Le petit chien vient nous voir, son maître (le propriétaire du pick-up) vient le chercher et dit à peine bonjour.

F aussi va se laver dans le Rhône avant le petit déjeuner maintenant que la voie est libre.

Départ tardif à presque 10h. C’est la journée des fours et lavoirs banaux.

Four banal de la Bruyère

Nous avons cherché à stopper chez Carola près de Morestel, et chez Maurice à Lyon, tous 2 absents.

A Morestel, tout va mal, la boulangère ne me sert pas, on prend des sens interdits, on se perd à la sortie.

Déjeuner sur table de pique-nique occupée à la barbe d’un couple qui remonte en voiture.

On se reperd.

On roule plus ou moins avec 3 couples de jeunes.

Courses à Lagnieu, discussion avec un couple franco-allemand sympathique.

Perte d’une vis de tenue de sacoche sur vélo JL, bricolée avec un Ship-Shandler.

Utilisation amusante d’une ancienne voie ferrée à Sault-Brénaz
Cheminées de fées près de Villebois

Après la Balme-les-grottes, nous allons à Travers où nous rencontrons un groupe de joyeux lurons se préparant des pizzas dans le four banal, à côté du lavoir.

Le lavoir banal de Travers, avec sa bibliothèque, pas banale

Nous nous installons pour la nuit près du Rhône, et d’une installation d’irrigation couvrant 16ha.

Nous discutons avec le paysan, qui n’est pas venu pour démarrer l’irrigation comme nous le craignions (probablement parce qu’il nous a vus passer) il fait pousser du maïs pour alimentation animale, vendu via une coopérative.

Toilette dans le Rhône malgré la vase.

13/08/2019 J6 Valleiry/Belley 83km

Pas de toilette par manque d’eau.

Graissage à l’huile Lesieur des chaînes, resserrage de 2 vis sur les cale-pieds et un frein du vélo de JL.

Chanaz très fréquentée au bout du canal entre le lac du Bourget et le Rhône, avec un paquet de touristes venus en voiture.

Beaucoup de cyclistes, avec de nombreux randonneurs, mais aussi des rouleurs.

Déjeuner à Seyssel au bord du Rhône, rencontre d’un couple suisse qui a beaucoup tourné en vélo, Mme en vélo électrique, comme pas mal de couples d’un certain âge.

Achat d’un nouveau réchaud, le bleuet commençant à avoir des faiblesses.

On s’arrête dans un champ indiqué par un jeune au volant d’une BX dont il manque à peu près tout l’intérieur.

JL peut se baigner dans le Rhône pour se laver, l’emplacement étant choisi pour son accès au Rhône.

Un type arrive avec une voiture et reste un peu de temps à faire on ne sait quoi juste à l’endroit où l’on peut accéder au fleuve.

Pour une raison obscure, pas de photo ce jour-là.

Nuit en sauvage dans ce champ isolé près du Rhône.

12/08/2019 J5 Vongy/Valleiry 82km

Il a plu dans la nuit, notre choix était le bon.

Petit déjeuner avec les motards qui s’avèrent être des flics (bonjour le petit déjeuner en pyjama dans la salle commune!).

Domaine de la Ripaille

Départ sous la pluie, qui s’arrête assez vite, mais la route reste très mouillée. Piste cyclable majoritairement le long de la RN5.

Nous nous arrêtons à Yvoire pour faire un peu de tourisme, et F se fait une copine pas vraiment à sa taille.

Cristallerie d’Yvoire

Genève vers 13h sans s’être rendus compte que nous avions franchi la frontière.

Genève

Déjeuner d’une pizza chez Mama Corleone puis café Starbucks à côté.

La sortie de Genève est difficile, on traverse des quartiers glauques avant d’affronter des pentes assez raides.

Montées descentes fatigantes.

Frontière très perméable sur une petite route où les voitures circulent trop vite, qui ferme de 22h à 6h.

Courses dans un supermarché Carrefour à Valleiry, discussion avec un homme qui utilise son vélo aménagé pour les courses, prise d’eau au cimetière.

Nuit dans un champ tranquille entre Valleiry et Vulbens, si ce n’est les avions (nous sommes dans l’alignement de la piste de Cointrin) et les trains au passage à niveau voisin.

11/08/2019 J4 Martigny-Thonon 81km

Amphithéâtre romain de Martigny

Nous commençons la journée par la visite de l’amphithéâtre romain voisin.

C’est dimanche, mais contrairement aux prévisions des Suisses, nous trouvons une boulangerie ouverte dans le centre-ville.

Pont sur la Dranse à la sortie de Martigny

A la sortie de Saint Maurice, nous nous arrêtons pour prendre la photo d’un vieux pont, rejoints par une famille dont le père fonce dans JL en voulant repartir plus vite et sème ses compagnons le long de la route.

Vieux pont de Saint Maurice

Le parcours est assez plat. Nous finissons par semer la famille du fou-furieux avant d’arriver au lac Léman dans une zone touristique fermant tout accès à l’eau. Nous filons vers St Gingolph, par une piste bien goudronnée, mais qui fait des montées et descentes trop raides.

Il fait beau, sauf une averse dans l’après-midi, à l’entrée d’Evian (sous un abri-bus).

La prévision météo (maintenant que nous sommes en France, nous avons les données) n’est pas bonne, nous prenons la décision de louer un mobile-home, c’est impossible, tout est complet et personne ne veut louer pour une nuit.

Nous optons pour la nuit au Formule 1 de Vongy près de Thonon, rejoints par 8 motards. Toilette dans les toilettes communes de l’ « hôtel ».

10/08/2019 J3 Brig/Martigny 93km

Départ du camping sous la pluie qui vient de commencer.

Flou du Rhône le matin

Toute la journée se passe le long du Rhône, avec une petite pluie fine le matin.

Nous longeons la grande usine Lonza, dont les Suisses nous dirons plus loin les dégâts de pollution qu’elle a entraînés dans toute la vallée qui a utilisé les boues issues des procédés chimiques.

Passerelle sur un canal latéral

La piste est parfaitement goudronnée (commune aux rollers), mais peut se dégrader quelquefois en chemin caillouteux inconfortable. La signalisation est facilement identifiable.

Courses à Sion, déjeuner au bord du Rhône.

Nous ne sommes plus en montagne, l’habitat est plus moderne et moins intéressant, mais il reste encore des maisons anciennes, maintenant en pierre.

Édifice de 1702 à Raron

Un chevreuil traverse le fleuve dans le courant juste à côté de nous, sans nous laisser le temps de prendre un cliché.

Il y a un fort vent de face (comme disent les Suisses, la vallée du Rhône, ça se remonte!)

On retrouve nos Parisiens du train, toujours hautains et galéreux : le père a perdu son téléphone et ne se trouve plus avec les 2 autres. Tout le monde est au courant.

Courses 5km avant Martigny, mais pas d’endroit agréable pour camping sauvage, nous optons pour le camping TCS de Martigny où nous sommes très bien accueillis et informés.

Nous avons eu des voisins arrivés après le coucher du soleil et repartis avant le lever…

9/08/219 J2 Oberwald/Brig 55km

Nous faisons les courses à Oberwald en partant, avec l’ambition de déjeuner chaud.

Pas de pot, la cartouche de gaz achetée à SuperU (en Turquie?) est fuyarde, ou du moins c’est ce que nous croyons. On la jette.

Nous rachetons une vraie cartouche Camping Gaz au camping de Ulrichen, trouvée fuyarde aussi. Mais après l’avoir manipulée, nous arrivons à étancher la fuite, ce qui fait penser que c’est le réchaud qui est défectueux et que nous avons jeté la cartouche précédente pour rien. Nous nous éloignons du camping, le propriétaire pourtant sympathique n’ayant qu’un goût modéré pour le risque d’explosion.

Petit déjeuner dans l’herbe près d’une auge le long de la route n°1, et en présence d’un nid de balles de fusil étrange.

Le balisage est quelquefois difficile, on se retrouve de l’autre côté du Rhône.

Pont couvert à Reckingen

Nous traversons de jolis villages anciens.

Maison de Reckingen
Protection des façades par mini-tavaillon

Un détour très escarpé du côté de Grengiols, nous avons une discussion intéressante avec un couple de Fribourg en vélo comme nous, perdu sur le sentier du pont des Romains (Römer Brücke).

Nous faisons les courses à Brig dans un supermarché Coop.

F râle parce qu’elle ne veut pas dépasser Brig, mais accepte d’aller jusqu’à Brigerbad pour dormir dans un camping.

8/08/2019 J1 Göschenen/Oberwald via le col Furka 48km

Le pont du Diable

Il ne pleut plus, et nous avons le temps d’admirer le pont du Diable au passage dans la côte qui remonte vers Andermatt.

Au bord de la piste cyclable un espace est aménagé avec barbecue, provision de bois sous abris et même une hachette pour fendre les bûches. Comme il ne faut pas tenter le diable la hachette est enchaînée.

Bizarrement taillé dans la roche, il y a un monument à la gloire du général Suvorov qui a battu Napoléon à cet endroit en 1799.

Dans la montée, on trouve une des galeries de l’armée suisse creusée directement dans la roche, éclairée pour l’édification des touristes.

Nous faisons les courses sans acheter de pain dans un supermarché, espérant trouver une vraie boulangerie sur le chemin. Perdu, il faut nous rendre à l’évidence, pas de boulangerie dans les petits villages. Il nous faut acheter 5FS un pain bis congelé dans un restaurant géré par 2 sympathiques jeunes femmes.

Quelquefois, il y a déviation de la route n°1, et cela peut nous emmener dans des endroits peu roulants…avec des pentes à 11 %.

F à la peine dans la montée du col Furka

On déjeune dans la côte. La montée est longue, F met pied à terre et pousse son vélo pour reprendre haleine.

Col Furka 2436m

Au sommet, lorsque nous voulons prendre la photo avec le panneau, nous rencontrons un jeune japonais qui fait profession de pédaleur errant depuis 1 an et demi. Il ne reconnaît même pas le japonais de JL, et a aussi du mal à comprendre l‘anglais. Trop seul, trop longtemps…mais c’est lui qui prend la photo.

Pas d’hôtel au col Furka.

Pas d’hôtel au belvédère. Il faut débourser 2x9FS pour pouvoir aller voir le glacier du Rhône, sans recevoir de ticket… Tout le monde ne paie pas les taxes en Suisse.

Le glacier du Rhône 2300m

Les premières gouttes d’eau du Rhône s’élancent vers la Méditerranée.

La descente jusqu’à Oberwald est comme la montée du col : rapide et efficace.

Pas d’hôtel à Gletsch

Arrivés à Oberwald nous nous précipitons au camping officiel dans les bois, très informel et sans possibilité de restauration.Un gentilhomme suisse déplace sa voiture pour nous permettre d’installer la tente sur un coin de verdure.

Il est tard vite il faut retourner en ville. Et là, pas trop de choix, à l’heure où nous arrivons, le seul restaurant à servir de la cuisine chaude (si!) est le Ahorni (les érables) où les pizzas sont délicieuses.

07/08/2019 Descente du Rhône J0

Mours Saint Eusèbe/Göschenen

Le projet consiste à rejoindre Andermatt, dans le canton d’Uri en Suisse en train, puis de monter à la source du Rhône par le col de la Furka et de redescendre le Rhône jusqu’à Pont d’Isère et remonter finalement jusqu’à Mours Saint Eusèbe.

Départ tôt le matin, il y a 5 trains à prendre, où il va falloir monter et descendre 5 fois vélos et sacoches (et nous!), 12h de voyage pour être à Andermatt. Dans le dernier tronçon, nous sommes accompagnés par un couple et un jeune (parisiens à coup sûr) déguisés en cyclistes publicitaires (m’as-tu vu avec mon blouson IBM?) infoutus de charger un vélo dans un train ni de renvoyer l’ascenseur quand on les aide.

L’hôtel réservé est à Göschenen, il faut donc prendre la route et, surprise, descendre une pente très raide sur 6km pour atteindre le village. Comble de bonheur : il pleut. Bon, l’hôtel est plus ou moins conforme, simple et très cher. Pas de restaurant pour dîner, il faut sortir et aller manger un poulet « en corbeille » sauce au curry (succulent, mais cher) dans l’hôtel d’à côté.

04/09/2018 J31 Istamboul

Les vieilles rues d’Istamboul

 

 

Je traîne dans les rues touristiques du côté de Galatha et achète des babioles pour la famille.

Istamboul depuis la terrasse du café, avec les mosquées

 

 

 

 

 

Une limonade dans le restaurant du premier soir me met en discussion avec le chef de rang qui m’a reconnu et se rappelle même ce que j’ai mangé. Lui est Kurde, il y a une serveuse Turkmène, et un autre serveur Ouzbèque. Istamboul est à la hauteur de sa réputation.

 

Au dessus du Bosphore en allant à l’aéroport

 

Taxi ronchon vers l’aéroport, pas de problème avec le vélo, et en route pour retrouver F à Lyon St-Ex pour le retour à la maison.

03/09/2018 J30 Istamboul – Asie

Il ne faut pas oublier que le but de cette expédition, ce n’est pas Istamboul, mais la partie asiatique d’Istamboul. L’idée, c’est d’aller passer le pont sur le Bosphore. Le problème avec les cartes, c’est qu’elles n’ont que 2 dimensions, alors qu’au sol, cela peut être très différent…

Depuis Mamaray, c’est encore loin…

En essayant d’approcher du pont par le quartier Marmaray, je grimpe une fois de plus des côtes à plus de 10% (sans les bagages, il est vrai), et me retrouve plus haut que le pont. Marche arrière pour récupérer une bretelle d’accès. Manqué, la police l’a annexée et elle est fermée.

 

Mal visé, c’est trop haut.

Demi-tour donc pour revenir plus bas sur une autre bretelle qui présente l’inconvénient d’avoir une voiture de police à la jonction avec l’entrée du pont, ce que j’ai pu voir d’en haut.

La cata. Gare aux bouches d’égoûts !

 

 

Au moment de traverser l’avenue pour rejoindre la bretelle, c’est la catastrophe. Je roulais à contresens, et un taxi m’a serré contre le trottoir. Focalisé sur le taxi, je n’ai pas fait attention à une bouche d’égout et la roue avant s’encastre dedans, bloquant le vélo. Chute à gauche, roue avant en huit. A moins d’un km du pont.

 

 

Le prophète a dit : « ce que la bouche d’égout a fait, la bouche d’égout peut le défaire ». Sitôt dit, sitôt fait, je détords +/- ma roue avec la bouche d’égout, en tous cas suffisamment pour qu’elle n’accroche pas le frein et me permette d’avancer.

Heureusement, il n’y a pas beaucoup de circulation

Et je m’engage sur le pont, non sans passer à côté des pandores qui ne me prêtent aucune attention. Il est vrai qu’il y a un panneau d’interdiction aux piétons, mais rien pour les vélos. C’est quand même assez aérien, et les voitures qui passent à quelques cm rendent l’exercice assez risqué.

 

Mais je ne touche pas à mon frein avant et tout va bien.

Bienvenue en Asie !

 

Au bout du pont, un panneau me souhaite la bienvenue en Asie, et un autre me vante IHI, qui pourrait réaliser mes rêves, ce que je fais tout seul.

 

 

Passé de l’autre côté

 

 

Photo au milieu du pont et selfie pour le souvenir à l’autre bout.

 

 

 

 

Le vélo prêt à voyager

Je fais le retour en ferry, et cherche une boutique pour acheter un carton pour le vélo.

Le patron de la boutique de vélos où nous avons emballé mon vélo

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le quartier du bazar voisin de l’hôtel, il y a des magasins de vélo et je regrette d’être limité en poids pour l’avion, j’aurais pu acquérir à peu de frais des éclairages légers et tout un tas d’accessoires bon marché.

 

 

Dîner le soir sur la partie asiatique par le ferry dans un restaurant branchouille, et retour en métro. Grande nuit bien calme, je commence à être conscient de la fin du voyage.