20250808 Danemark – Norvège

Vendredi 08/08/2025 Copenhague – Drammen
Après avoir perdu un peu de temps pour acheter des essuie-glaces pour le K6, nous passons la matinée à Dragor, petit port juste avant le pont reliant le Danemark à la Suède.

Jolies maisons anciennes, roses trémières en quantité, toitures en chaume, et joli petit port, avec vue sur le pont. Pont que nous franchissons, un peu déçus de ne pas pouvoir nous arrêter sur la frontière, marquée non pas d’un trait blanc en travers de la chaussée, mais par le panneau standard de passage de frontière européenne.

Déjeuner sur le petit parking d’un accès à la mer du Nord et pas sur la plage, parce qu’avec les vélos, le K6 n’a pas passé la barrière. Le K6 avale ensuite les km jusqu’à la frontière Norvégienne (où l’on ne ralentit même pas si l’on n’a rien à déclarer. Nous évitons Oslo et bifurquons plein Ouest pour viser Stavenger et remonter le long de la côte vers Trondheim. A la suite d’un mauvais tuyau sur internet, nous avons préféré retarder le plein de gazole du K6 après la frontière. Grave erreur, le prix du litre est de +/-1,80€, alors qu’il était de 1,63 en Suède. De plus, la pompe refuse d’en donner plus de 1500 couronnes norvégiennes. Le plein n’y est pas, mais le prix, si. Et là, galère pour trouver un emplacement pour la nuit. Tous les petits chemins sont barrés ou impraticables, nous tournons pendant une heure avant de finalement trouver un petit triangle au sommet d’une colline dominant la ville de Drammen. Et la nuit a été très calme et sans dérangement.

20250807 Copenhague

Jeudi 07/08/2025 Copenhague
Nous approchons le K6 du centre de Copenhague puis naviguons en vélo dans la ville. Comme nous n’avons que peu de temps, nous ne faisons pas les queues des visites intérieures, comme à Christianborg ou Rosenborg. Par contre, nous ne loupons pas la petite sirène dans le port, ni la statue de Gefionne (?) sur son char tiré par ses 4 « fils ».

Déjeuner dans un petit restaurant italien. Nous retrouvons Olivia près de Christianborg, le siège du gouvernement, et passons un moment à papoter sagement devant une bière. Dîner ensemble dans un restaurant de myHavn, retour en vélo au K6 puis avec le K6 jusqu’au camping. Là, nous nous positionnons au milieu d’une pelouse probablement dédiée aux rassemblements. Nuit très calme sans voisin proche, après qu’une monitrice d’un groupe de jeunes Français les ait fait jouer au loup-garou et qu’ils soient allés se coucher. J’ai su le lendemain que c’était des enfants dont les parents travaillent chez Orano et qu’ils sont en voyage organisé par le CE de l’entreprise.

20250806 Mon

Mercredi 06/08/2025 Nakskov – Copenhague
Comme nous n’avons pas envie de repasser le ferry au retour, et que JL veut voir les falaises de Mon, nous faisons ce détour.

A voir, c’est spectaculaire et sportif. Nous roulons ensuite vers Copenhague. Nous choisissons sur un site le camping le mieux noté, pas forcément le plus près de la ville. Cher et mal organisé. Comme il nous reste peu de temps, nous partons faire un tour en vélo, bien arrosé. Discussions avec les voisins de camping qui voudraient nous voir nous serrer comme sur un parking. Nous repoussons les assauts sournoisement en laissant la table au milieu de l’espace entre d’autres Français et nous. De l’autre côté, un Norvégien force sa voiture sans un regard. A ce moment-là, nous avons la sensation désagréable d’avoir payé une place de parking (avec douche et toilettes, il est vrai) 50€ la nuit. A se demander si un hôtel n’aurait pas été plus cher, mais certainement plus confortable. Nuit tranquille néanmoins.

20250805 Lübeck

Mardi 05/08/2025 Münster – Nakskov
Nous décidons d’aller voir Lübeck, vieille ville hanséatique avec une grande place centrale autour de la cathédrale et de l’hôtel de ville. C’est évidemment très touristique, mais ça vaut le coup d’oeil.

F devant une vieille maison de Lübeck

A force de déambuler, il est midi et nous déjeunons dans un petit restaurant à touristes. Achat de gâteaux en pâte d’amandes, spécialité réputée de la ville. Puisque nous sommes déjà engagés à l’Est, et que la différence de trajet entre la route et le ferry est de 200km, nous décidons pour le ferry. Mal nous en a pris. L’autoroute est brutalement mise à l’arrêt à cause d’une voiture en feu quelques km devant nous. Arrêt de plus d’une heure. Puis nous découvrons que le prix du ferry (137,5€) vaut un plein complet du K6 : 1000km. Nous avons perdu sur le coût et sur le temps. La frontière se passe très bien, heureusement, parce que nous avant découvert que la carte grise du K6 est restée à Mours.
Arrivés au Danemark, nous allons voir le fjord de Nakskov vanté au bord de la route, sans intérêt puis il ne nous reste que le temps de chercher un coin pour dormir. Nous trouvons un espace de stockage du bois à l’orée d’une forêt et nous nous établissons pour la nuit. Au hasard du guide, nous apprenons que le camping sauvage est illégal au Danemark et sévèrement sanctionné. Quelques voitures passent au matin, mais nous n’avons pas été inquiétés. Par contre, le vent a soufflé toute la nuit, et il a plu.

20250804 Münster

Lundi 04/08/2025 Colmar – Münster
Nous allons faire nos courses à Strasbourg avant de rouler vers l’Allemagne, ce qui fait que nous ne faisons que 500km dans la journée. Il faut approvisionner des médicaments pour JL qui a oublié de faire le plein samedi à Mours, prendre de l’argent à un distributeur de billets pour pouvoir changer du liquide en Norvège, acheter quand même un guide de Norvège au dernier moment, et des chaussures de marche pour F.
Nous avançons ensuite en direction de Cologne pour tenter de voir au passage Benoît Vermont et sa femme toute neuve de ce week-end, ce qui ne pas être possible finalement, pour cause de problème de caténaire entraînant l’annulation de son train de retour. Dommage, JL aurait tant voulu manger le soir à la brasserie Schumacher à Düsseldorf. Pas de pot, c’était fermé le lundi… Nous aurions pu filer tout droit vers Hambourg. Nous trouvons à nous coucher le long du canal de Dortmund à Ems, près de Münster, à côté de Senden. Nuit calme, nous voyons passer un défilé de grosses péniches dans les deux sens, transportant du gaz ou du fret. On comprend pourquoi le gabarit des canaux français n’a pas permis le développement du transport fluvial.

20250803 Départ de Mours

Dimanche 03/08/2025 Mours-Colmar
Départ tardif de Mours, pour cause d’impréparation. La veille, nous avons invités les Bonfants à manger une tarte que nous avions destinée à Magalie et Guillaume, un peu en vue de leur demander de donner à manger à Pito. Pb Pito résolu, mais la préparation du voyage a donc été reportée au lendemain.
Nous roulons néanmoins jusqu’en Alsace. Quelques problèmes pour trouver un lieu de couchage du côté de Colmar. Nous avons essayé la montagne d’abord, difficile. La plaine ensuite, nous visions des gravières, mais nous n’avons pas su les retrouver au sol. Nuit donc au bord d’une forêt et d’un champ de maïs. Le paysan passe vérifier que nous ne présentons pas de problème, et passe sans s’arrêter.

Eurovélo6 saison 2 épisode 25

24/08/2023

Zürich – Romans/Isère

Trains suisses

Aujourd’hui, j’ai choisi de la jouer honnête. Donc je passe à la machine et avec l’aide d’ un employé dévoué, j’achète un billet pour moi et un pour le vélo. Et nous choisissons un train où la réservation n’est pas nécessaire pour le vélo. Passage aux toilettes, et à l’arrivée sur le quai, je trouve un train non pas pour Genève Cornavin, mais pour l’aéroport. Tout va bien, je crois que les TER français vont jusque là, et ce train circule 1/2h avant. Je lance donc et m’installe. Dans le train, le panneau d’ information indique que le prochain arrêt est est St Gallen. Panique, que je communique à ma voisine avant que nous nous rendions compte que le train est dans la bonne direction. L’erreur, c’est qu’il fallait une réservation pour le vélo, et toutes les places sont déjà réservées. Le contrôleur n’arrive pas à me faire payer la réservation, mais m’oblige à changer de rame à la volée dans une gare parce qu’une place est disponible dans la rame précédente. Il me faut remonter toute une rame, donc préparation, remise des sacoches, et c’est sur le vélo (strictement interdit) que je fais le transfert, avec l’approbation tacite mais attentive du personnel. Sportif.

Ensuite, restons honnête donc, tout se passe comme prévu, et j’arrive à l’heure dans la fournaise drômoise, après avoir survécu à celle de Lyon Part-Dieu.

Eurovélo6 saison 2 épisode 24

23/08/2023

Budapest – Zürich 13h de trajet

Trains allemands

Budapest – Munich prend 20mn de retard, alors que mon temps de transfert à Munich est de 23 mn.

Sans importance : le train suivant 190, de Munich à Zurich est annulé par e-mail.

On me propose un autre chemin non direct et incluant un EC de Bregenz à Zurich. Au bureau des réservations, on me dit que le 190 est parti à l’ heure et roule normalement, mais veut bien valider mon ticket grâce à l’e-mail. Puis me dit que le EC part en fait de Munich. Ce qui s’avère faux après vérification.

Je monte dans le 1er train de mon itinéraire, et on reçoit l’information que seul un des 2 trains à quai s’en va. Cohue, tout le monde se serre dans une rame. J’ai le vélo qui emm.. tout le monde !

Il me faut changer de train à Lindau-Insel. Normalement, 8mn sont disponibles. Mais mon train s’arrête en pleine campagne, et il ne reste que 2mn. Tout le monde se précipite dans le train sur le même quai, moi aussi. Mais mon train est sur un autre quai. Le temps de s’en rendre compte et de changer, il part devant moi. Il me faut attendre le prochain, 40mn plus tard. Le programme au départ m’ amenait à Zurich à 18h27. Il est 18h55 et j’ai encore 2 trains à prendre…

Bregenz, 19h19. Mon 4e train de la journée part à l’heure, et arrive de même. Mais le temps que je trouve le passage souterrain et le bon quai, pour la 2e fois aujourd’hui, je vois les feux rouges du train.

Dîner dans un fast-food avec les derniers Francs suisses (15).

J’espère encore attraper un interrégional à 20h13. Ça marche, mais je serai à Zürich seulement vers 22h.

Je m’arrête à l’aéroport pour coucher dans un capsule hôtel. Très romantique !

Eurovélo6 saison 2 épisode 23

22/08/2023

Moca – Budapest 102km

Lever tôt, avec le soleil, et mauvaise surprise : ma vue idyllique sur le fleuve est encombrée par les deux jeunes qui ont installé leur tente à côté de la mienne mais ont décidé de dormir à la belle étoile sur le ponton, juste sous mon nez. Il y a des objets répandus un peu partout, on dirait la chambre d’un adolescent mal élevé.


Bon, je vais prendre mon petit déjeuner un peu plus loin, prendre un dernier bain dans le Danube et faire ma toilette. Je plie tout mon barda, et peu après 7h30, me voilà en route, avec l’objectif de rallier Budapest en début d’après-midi. Je reste sur la rive gauche jusqu’à Sturovo, où la piste franchit le Danube et la frontière avec la Hongrie.

Un couple de Polonais me précède à la même vitesse et me sert de guide. Ils font toutes les erreurs et me les évitent.

Sauf une dernière, peu après Basaharg, où il aurait fallu traverser le fleuve avec un bac et nous sommes restés du mauvais côté. Les conséquences sont importantes, car il y a maintenant une île et la traversée devient très difficile. Nous voilà condamnés à rouler sur la route n°11, en pleine chaleur et avec beaucoup de voitures et camions, jusqu’à mi-chemin de Budapest.
Courses et déjeuner à Tahitotfalu, où je suis obligé de tirer de l’argent à un ATM
Arrivée à l’hôtel City Matyas à côté du pont Erzsebet, encore un appartement transformé en « pension ». Au centre historique, à 3km de la gare centrale.


Barbier, dîner dans un restaurant chic pour fêter la fin de l’aventure à vélo, et au lit. Au passage, je fais cadeau de la tente de bivouac (30ans quand même, hein, Fabien ?) à un SDF près du restaurant.

Eurovélo6 saison 2 épisode 22

21/08/2023

Bratislava – Moca 141km

Le petit déjeuner à partir de 6h30 m’arrange bien, l’étape va être longue.
Je suis seul à l’heure dite, mais une ribambelle de militaires (de quelle nationalité ?) débarque et prend d’assaut le buffet. Certains devraient bien s’en abstenir, leur annexe ventrale étant déjà largement débordante…N’étant pas le Gallois rencontré l’autre jour, je m’abstiens de remplir mes poches pour ne rien payer pour le déjeuner.
Je remets les sacoches sur le vélo dans le lobby de ce 5*, et me voilà reparti à travers Bratislava un peu après 7h30. J’ai choisi de continuer sur la rive gauche, donc en Slovaquie, pour bénéficier de la zone €. Pour éviter la vieille ville et ses pavés, je suis le périphérique à mes risques et périls. Je crois être tiré d’affaire le long du Danube quand une erreur de fléchage m’envoie au cœur d’un énorme échangeur. 2 autres hiatus plus tard, je me retrouve bien sur l’EV6.

Par endroits, le fleuve fait plusieurs kilomètres de large, et la faune y est importante. A d’autres, il est sévèrement endigué.

On voit aussi maintenant passer beaucoup de bateaux de croisières fluviales. Vers midi, j’ai fait le trajet prévu de 60km, avec même 10km de bonus. Je cherche donc un supermarché à Vel’ké Kosihy. Tout est fermé et n’ouvre que dans l’après-midi.
Un Slovaque vraiment sympa me propose même d’aller chercher quelque chose chez lui et me le rapporter, sa femme cuisine très bien. Sur ses indications, je finis par aller manger au « buffet » d’un camping 10km plus loin (Vel’ky Lél). Le choix est simple : il n’y a qu’un panini au poulet, que j’accompagne d’un Coca. A Komarno (cette ville a la particularité d’être étendue sur les deux rives du fleuve, et donc en Slovaquie et Hongrie), je fais des courses alimentaires et j’achète des vis pour le cale-pied droit qui risque à tout moment de me quitter (j’ai fait une réparation de fortune avec du carton). Peu après Moca, pour ma dernière nuit dehors, je découvre un endroit très sympa au bord du fleuve avec 3 pontons de pêcheurs. Je m’installe devant le plus grand avec ma tente et commence à dîner quand 2 jeunes arrivent, un Canadien de 17 ans accompagné d’un Allemand de 20 ans. Ils s’imposent sur mon ponton et dans mon dîner, étalent tout leur barda, et au bout d’un moment, me déclarent que c’est bien plus sympa ici que là où ils ont monté leur tente et qu’ils vont déménager là. Je vais me coucher tôt, et les entends plus ou moins s’installer avant de m’endormir.