26/08/21018 J22 Viglia-Pissoderi – Edessa 117km, 532m+

Départ à 7h40, une heure après la prévision : oublié de mettre la montre à l’heure. Je suis obligé de m’équiper polaire + coupe-vent, il fait frisquet. Je découvre que j’ai couché à 1410m d’altitude. Il n’y a plus personne alentour. Je monte au col en compagnie de 2 chiens sympas qui m’abandonnent juste avant la station de ski à 1540m. Je remets l’équipement et dévale jusqu’à Florina. Rien n’est ouvert, c’est trop tôt ? Non, c’est dimanche. Je reste donc avec mon petit déjeuner frugal, et j’engage la route d’Edessa. Au carrefour où il faut choisir entre la grande route rapide et l’ancienne qui se tortille dans la montagne, je choisis la grande, et attaque bientôt une grosse côte en me demandant si mon choix était le bon. Quelques km plus loin, je suis fixé : la route est coupée, on nous renvoie vers l’ancienne. Dépité, et toujours sans provisions, je m’arrête dans un restaurant au bord du lac Vegoritida. Grande conversation en allemand avec les trois papis de la table d’à côté. Poisson-frites. Je repars trop lesté. Sieste dans un parc pour enfants. Nouvelle tentative, j’arrive à repartir, mais le soleil tape, et j’ai du mal, je suis tenté de me baigner dans le lac, très propre. Je finis par chiper 2 pommes dans un verger, en manger une à l’ombre, et avancer jusqu’à Arnissa. Pour quitter le bord du lac, il faut remonter à 15% de pente pour rejoindre la grande route : à pied. A Edessa, j’opte pour le centre ville, et trouve un petit super marché ouvert. Je peux me ravitailler et envisager l’autonomie pour la nuit. Et c’est reparti dans la descente vertigineuse sur la route de Thessalonique. Je m’arrête à une dizaine de km d’Edessa dans une maison jamais finie, beaucoup squattée, et plante la tente à l’intérieur, car le ciel est bien noir, et le tonnerre se fait entendre. La maison est à 20m à peine de la route, c’est un peu bruyant. Un chien entre dans la maison, me voit mais ne fait rien, repart. Plus tard, j’entends du bruit dehors, et je vois la silhouette de 2 chiens. Un coup de frontale et ils s’en vont sans bruit.
Pas de pluie pendant la nuit, finalement pas très romantique ni même propre, mais assez confortable sur une plaque de polystyrène.

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