J33 21/06/2017 La Police, cela nous manquait

A 5h30 exactement au lever du soleil, on frappe au carreau. C’est la Police. Il y a 2 hommes dont un équipé d’une mitraillette. Passeports…On nous fait comprendre que JL doit monter dans la voiture et ils laissent le mitrailleur en faction près du K6 où Françoise se demande bien ce qui se passe. Quelques km plus loin, le flic constate que son téléphone a du réseau, il communique brièvement et on revient au K6. Là, on nous fait comprendre que nous devons tout ranger, et les suivre avec le K6. On commence à la trouver un peu lourde, parce que nous étions en train de dormir. Plus de km plus loin, poste de Police, la voiture reste dehors, mais nous devons entrer. Passons sur les palabres, affirmations répétées que nous n’avons rien fait de mal, rapports en 5 exemplaires rayé puis refait, copies multiples des passeports, etc. Nous commençons à fulminer, assis sur des chaises dans l’entrée de ce poste campagnard. Au bout de 2h d’attente, il est 7h30, on nous tend sans un mot nos passeports, nous sommes libres de partir.

Un peu éberlués, nous allons petit-déjeuner dans un autre lit de ruisseau à sec.

Il reste encore plus de 100km pour Mashhad, et nous piquons au Sud pour passer voir un caravansérail à Neisharbur qui a été refait et contient 2 musées sans grand intérêt, sauf une maquette en terre de la ville il y a quelques centaines d’années.

Il faut dire à ce sujet que les constructions de l’époque des caravanes étaient en pisé, c’est à dire de la terre assemblée avec de la paille, pour les murs et le toit plat. Sans entretien attentif, ces constructions se détériorent très vite dans le temps et finissent par disparaître. Nous voyons au bord de la route à plusieurs reprises des villages entiers en cours de retour à la nature, et quelques caravansérails isolés. Par conséquent, toute tentative d’utilisation d’un de ces bâtiment garantissant une maintenance ne serait-ce que du toit comme à Piche-Bon est à saluer et encourager parce qu’elle permet la conservation de ce patrimoine mémoire de l’humanité.

Comme nous cherchons du pain à Neishabur, le boutiquier voisin qui vend des colifichets nous offre 2 pains qu’il est allé chercher en moto chez lui uniquement pour nous. Comment refuser ? Il n’accepte que d’être pris en photo avec JL en échange. De plus ce pain contient des légumes et est délicieux.

Un petit caravansérail joliment refait pas loin de la route ne permet qu’une rencontre avec 2 gamins, dont une petite fille espiègle de 7ans qui bouscule son dadet de frère plus âgé. Pas de clef, pas de visite de l’intérieur.

Nous repartons et arrivons à Mashhad vers 17h à la guest-house Vali’s très justement recommandée par le Lonely Planet. Vali fait tout, de la vente et de la réparation de tapis, guide, changeur,etc, le tout en 5 ou 6 langues, et ce n’est pas une vantardise, son français est très évolué, il supporte une discussion abstraite facilement. Sec et nerveux, il nous explique que le soir, la famille est de visite, nous serons au moins 30 pour dîner, femmes et hommes séparés. JL avec les routards, où l’on trouve 1 Allemand très barbu (jamais rasé?) peu bavard, un Hollandais très sympathique, un Espagnol très bavard, un Autrichien discret, un Australien bizarre que bizarrement nous comprenons et finalement un docteur Français de Toulouse d’une trentaine d’année, tout juste diplômé avec sa spécialité de maladies infectieuses. Tous ces jeunes hommes sont soit en vélo, soit en transports locaux et font la route Ouest-Est tant bien que mal. Comme ils sont lents, il doivent demander les visas au fur et à mesure, ce qui leur pose bien des problèmes. F passera la soirée avec les femmes, communiquant principalement par gestes, dans une ambiance festive. A noter que les femmes se servent après les hommes de ce dîner très copieux et délicieux.

La guest-house est constituée d’une grande chambre avec 6 lits d’une personne répartis autour, et d’une chambre avec un grand lit. Nous avons payé pour la grande chambre un peu plus cher que 2 lits dans le dortoir. Tous les murs sont recouverts de tapis.

Reza, le fils de Vali a bien voulu nous attribuer une grosse partie de la bande passante du serveur, et nous pouvons télécharger vers la maison 90 photos en 1,5h, un record jusqu’ici.

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